Notre nouvelle bibliographie

Les lecteurs de L.I.R.E à Paris ont sélectionné pour vous de nouveaux ouvrages coup de cœur !

Vous pourrez retrouver l’intégralité de ce document sur notre page bibliographie

Tout petit deviendra grand :

Premier matin, Fleur Oury, Les Fourmis rouges :

1er-matin
Petit ours semble inquiet. Roulé dans les fougères, il refuse de se lever. Aux questions de Grand(e) Ours(e) il répond seulement “je ne veux pas aller à la rentrée des classes”. Alors, avec douceur, patience et bienveillance, Grand(e) Ours(e) va accompagner Petit Ours sur le chemin de l’école, en prenant tout le temps nécessaire pour qu’il soit enfin prêt. Petit à petit, cerfs, lapins, souris et renards se joignent à eux, et c’est sereinement que tous se dirigent vers la maîtresse qui leur ouvre les bras.
Fleur Oury signe ici un premier album magistral, les illustrations au feutre et le texte épuré donnent à l’ensemble une grande douceur.


Abris
, Emmanuelle Houdart, Les Fourmis rouges :

abris
Abris est un mot court, simple, plutôt facile à définir : « qui met à couvert » selon le dictionnaire. Chez Emmanuelle Houdart, c’est le moyen de mettre en scène une galerie de personnages de tous âges, qui, chacun à sa manière va se forger ou devenir un abris : des mains de la maman à la chambre d’ado, des figures religieuses aux personnages  populaires en passant par la bande d’amis et au bon bain chaud, il en existe tellement des abris !
Aussi beau que percutant, Abris est un livre-refuge qui donne une irrésistible envie de s’ouvrir aux autres. Et le meilleur, c’est qu’il peut être dévoré à tout âge, les bébés nous l’ont une fois de plus prouvé !

 

Mon poussin, Akiko Hayashi , L’école des loisirs :

poussin
Dans ce petit album cartonné, on suit l’aventure d’un poussin qui malgré la nuit tombée, part à l’aventure. Une voix, peut être, sa maman l’interroge “où vas tu ? que vas-tu faire ?”, mais le poussin aventurier continue son chemin alors que le ciel se parsème d’étoiles. Il s’endort paisiblement sous une feuille, sa maman le rejoint et installe à ses cotés jusqu’au matin.
Les couleurs de cet album suivent le récit avec délicatesse ; le poussin et son duvet jaune vif qui semble si moelleux, les tons doux de la nuit qui tombe. Tout invite à savourer cette nuit douce et apaisante. Lire la suite

Eux, c’est nous

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Réaffirmer des valeurs fortes d’accueil et de solidarité à l’égard des réfugiés, sensibiliser et expliquer aux enfants, jeunes lecteurs et adultes qui les entourent, les fondements et les enjeux de cette actualité, tel est le projet d’édition réalisé par un collectif d’éditeurs jeunesse, auquel s’est associé le Salon et les libraires.

Eux, c’est nous réunit un texte vibrant à réfléchir et à raisonner offert par Daniel Pennac et un lexique sous forme d’un acrostiche avec les huit lettres du mot RÉFUGIÉS expliquant les situations vécues par ces hommes, ces femmes et ces enfants en souffrance composé parCarole Saturno, Jessie Magana, le tout illustré par l’illustrateur Serge Bloch. Lire la suite

Extrait n°3

« Lire en chantant des albums de comptines » – Editions Erès

Lire en chantant : histoire d’une pratique
« Nous sommes convaincues que les lectures chantées participent activement à la construction des « cultures enfantines » (Arleo et Delalande, 2011) et, ce faisant à la socialisation des enfants. Chanter des albums, lire des comptines avec des bébés ou des enfants, c’est aussi valoriser leurs compétences d’enfants. Très vite grâce aux chansons et aux livres de chansons ils sont invités à mettre à l’épreuve leur pouvoir d’agir, en bougeant, chantant, se déplaçant, bref, en participant, et à se sentir considérés comme des acteurs dans leur environnement social et, pour les lecteurs et lectrices, comme des partenaires de lecture précieux. L’ « affordance » de ces objets culturels de l’enfance suscite un « engagement » chez les grands et petits qui les amène à développer leur « répertoire de pratiques » (Rogoff et coll., 2007) et une « communauté de pratique » (Berry 2008), relevant tout à la fois d’un encrage et d’une ouverture des patrimoines. »

Céline Touchard, Lectrice formatrice à L.I.R.E à Paris, Hélène Barreau, lectrice à L.I.R.E à Paris, Chloé Séguret, Lectrice formatrice à L.I.R.E à Paris, enseignante en littérature jeunesse à l’IRTS de Melun.
« Lire en chantant des albums de comptines », page 68.

Lecture à Central-Park… N-Y

Extrait n° 2 du livre « Lire en chantant des albums de comptines »

Le livre de comptines et son utilisation dans la pratique de la médiation du livre à Montréal

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« Contact, le plaisir des livres » nous amène à participer aux ateliers de stimulation précoce parents-bébés, offerts dans les CLSC de la ville. Bien que la plupart des parents soient heureux de participer à ces ateliers, nous avons pu entendre à quelques reprises des remarques teintées de scepticisme envers ce genre d’atelier. Ces parents s’empressaient de dire qu’ils ne racontaient pas d’histoires à leur bambin, mais leur chantaient souvent des comptines. Nous avons pu remarquer que cette inquiétude, à savoir que leur bébé est trop petit pour les livres, revenait très souvent. Et l’inclinaison « naturelle » des parents à intégrer les comptines dès les premiers moments de la vie de leur enfant a confirmé la pertinence à utiliser les livres de comptines. Nous avons observé que ce type de livres permet à tous de se détendre, favorise l’écoute et crée une ambiance propice à poursuivre avec de petits récits. Il marque une transition entre l’oralité de la comptine et le récit d’une histoire et permet d’intégrer l’objet-livre tout en douceur.

De même, le livre de comptines facilite l’intégration des parents non-francophones. Il s’est avéré que plusieurs parents allophones ou non-francophones pouvaient participer au moment de la lecture en tapant dans les mains ou en fredonnant l’air, même s’ils ne comprenaient pas toutes les paroles. Alors que l’histoire peut les intimider, la comptine les sécurise et les met plus à l’aise avec l’activité, ce qui entraîne alors une détente chez les enfants. Ces mêmes parents sont fiers et émus de voir leur petite merveille taper des mains, gigoter les orteils et sourire avec des étincelles plein les yeux au son de leur comptine favorite. Il n’est pas rare de voir des parents de diverses origines, mais principalement haïtiennes, latino-américaines et maghrébines, soucieux que leurs progénitures s’intègrent le plus possible, nous demander quelles sont les comptines les plus populaires au Québec pour les chantonner une fois à la maison. »

Marie France Genest, Conseillère en ressources documentaires, responsable de Contact, le plaisir des livres, Ville de Montréal, Montréal, Séverine Le Gall Médiatrice-animatrice à Contact, le plaisir des livres, Ville de Montréal, Montréal et Catherine D’Anjou Médiatrice-animatrice à Contact, le plaisir des livres, Ville de Montréal, Montréal

« Lire en chantant des albums de comptines », page 80