Semaine du livre Danube 2019

Affiche danubeProgramme

L’association participe à l’événement qui se déroule du 2 au 8 décembre
sur le Quartier Danube au sein du 19ème arrondissement de Paris.
Cette année, à la bibliothèque Place des fêtes, les lectrices(eurs)/formatrices(eurs)
Céline Touchard et Frédéric Boyer animeront un atelier découverte des albums de littérature jeunesse sur le thème de l’interculturalité avec des adultes apprenants d’Ateliers Socio Linguistique du centre social Danube et de la bibliothèque.

Salon du livre jeunesse à Montreuil

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Cette année l’éloge de la lenteur est le thème du salon du livre jeunesse à Montreuil qui se déroule du 27 au 2 décembre 2019 à l’Espace Paris -Est Montreuil.
A cette occasion, vous pourrez partager l’univers d’artistes illustrateurs et des auteurs de littérature jeunesse, entres autres grâce à l’exposition sensorielle, aux ateliers pour les tout petits programmés tout au long du salon.
L’équipe de L.I.R.E sera présente en tant que visiteurs, à la recherche de nouveaux albums à partager avec les tout petits et échanger lors de la table ronde.
Nous nous donnons rendez-vous dans notre prochain article ou nous vous proposerons une restitution de nos découvertes et de nos réflexions.

En attendant voici un mot de l’auteur Emma Guiliani :

 »Apprendre aux enfants à ralentir volontairement, c’est leur donner une grande force (…) Il faut apprendre à ralentir,  pour s’enraciner. » 

  • Salon du livre jeunesse à Montreuil
    du 27 novembre au 2 décembre
    Espace Paris -Est Montreuil
    128 rue de Paris à Montreuil
    Métro Robespierre ligne 9
    Site SLPJ

 

Lectures dans la rue (aux enfants), samedi 16 novembre 2019

Samedi prochain après-midi, le boulevard Mac Donald sera aux enfants !

Comme à chaque édition, L.I.R.E est de la partie et propose une bibliothèque de rue pour tous les âges et tous les goûts.

Rejoignez nos lectrices Céline Touchard et Annick Vachaud pour un moment de lectures partagé devant le centre social Rosa Parks.

trés trés fort

Le livre du livre du livre

Nous avons l’habitude d’expliquer, dans nos formations sur l’album, que l’histoire ne nait ni de l’image ni du texte mais de la rencontre entre les deux.
Nous en avons un parfait exemple avec l’ouvrage Le livre du livre du livre, écrit par Julien Baer, illustré par Simon Bailly et édité par Helium.

C’est au premier regard un album classique, cartonné, au format à la française. L’image de couverture peut déjà susciter l’étonnement : étrange cette juxtaposition entre un sapin, qui évoque plutôt l’hiver et un parasol. Fait-il beau d’ailleurs? La planète qui semble éclairer la scène (en lieu et place du soleil mais reconnaissable à son anneau) permet de le penser.
Mais alors, pourquoi le personnage porte-t-il des moufles?

Ouvrons le pour en savoir plus.

L’histoire est simple : Thomas, 6 ans, est en vacances avec ses parents. Il s’éclipse alors que ses parents se sont endormis, se promène puis s’égare. Le texte est rythmé et rimé.
Il offre donc déjà un point de réassurance pour les enfants : ils attendent la rime, ce qui leur permet d’anticiper sur le récit. Le ton général est léger et peu inquiétant.

L’image apporte quelques précisions de contexte : les protagonistes arrivent en voiture au bord de la mer. C’est l’été, les gens se baignent. Pour la plupart des lecteurs, cet univers est connu, donc sécurisant. Quant Thomas réalise qu’il est perdu, l’inquiétude est de courte durée. Très vite, il trouve un livre, l’ouvre, et nous plongeons avec lui dans un nouveau récit.

C’est l’histoire de Thomas, 6 ans, en vacances avec ses parents, qui s’éclipse alors que ses parents se sont endormis…

Les enfants repèrent très vite la répétition. Eux qui sont déjà des experts en lecture de l’image vont pouvoir ici s’y consacrer, puisque le texte est déjà connu. Ils se rendent alors compte que cette histoire n’est pas la même que la précédente, puisqu’il fait froid, que les parents sont endormis dans un chalet et non à l’extérieur. Ils ont un grand plaisir à savoir en avance ce qui va arriver au personnage. Puis de nouveau, Thomas s’égare et trouve un livre par terre.

Il l’ouvre et y découvre l’histoire de Thomas, 6 ans, en vacances…

Mais cette fois, on sort du livre purement miroir qui permet au lecteur de revivre une situation déjà éprouvée. Nous sommes maintenant dans l’espace, les personnages portent des combinaisons et côtoient des robots. Un monde inconnu des enfants, mais dont ils ont sans doute déjà des représentations à travers d’autres ouvrages. Et surtout, ils retrouvent une fois de plus exactement les même mots que dans les deux premières histoires.

Par sa forme de récit enchâssé, à la façon des poupées gigognes, cet album permet aux enfants de vivre, à trois reprises, l’expérience de la perte des parents, sans que cela ne génère d’inquiétude chez eux.

Le dénouement, évidemment heureux, est également répété trois fois, pour le plus grand plaisir des jeunes lecteurs. Quand on le lit à haute voix, le texte est très agréable et sa répétition permet de faire varier les intonations. Et le plus souvent, bien que l’histoire se soit déjà répétée, les enfants nous demandent de la relire à peine l’album terminé.